Bergson et de Gaulle, l’intuition au pouvoir

« Au fond des victoires d’Alexandre, on retrouve toujours Aristote. »1 écrivait, en 1934, le lieutenant-colonel Charles de Gaulle. La circulation des idées entre un penseur ou un groupe (les think tank de notre époque) et le politique est constant, souvent laissée dans l’ombre par les commentateurs.
Parmi les références, très variées, en arrière-fond de la pensée et de l’action de De Gaulle, homme de grande culture, un nom se dégage nettement : le philosophe Henri Bergson (1859-1941), ami de la famille par le lien qu’il entretenait avec le père de Charles, enseignant de lettres. Le futur général l’a entendu dans le salon familial, il s’est entretenu avec lui, l’a lu avec attention, carnet de notes à la main. Vers la fin de sa vie, il a reconnu sa dette, au détour d’une interview : « Bergson m’a beaucoup influencé parce qu’il m’a fait comprendre la philosophie de l’action. Il a exposé le rôle de l’intelligence, de l’analyse. (…) Mais l’intellect seul ne peut agir (…) Il faut les deux, l’intellect et <l’intuition>. C’est Bergson qui m’a fait souvenir de cela, c’est lui qui m’a conduit jusqu’ici durant toute ma vie. »2
Bergson m’a beaucoup influencé parce qu’il m’a fait comprendre la philosophie de l’action
Un des premiers ouvrages de De Gaulle, Le Fil de l’Épée, écrit alors qu’il était en poste au Liban, a été publié en 1932. « Ouvrage de réarmement moral à une époque incertaine »3, il est aussi une ode au réarmement tout court de la France, en une période plutôt encline au pacifisme après les affres de la Grande guerre. Signe inquiétant pour de Gaulle : la durée du service militaire a été abaissée de 6 mois en 1928. Il y voit un risque, de la naïveté - les guerres ne cesseront pas - mais il comprend cette appétence pour la paix :
« Après une conflagration sans exemple, les peuples détestent la guerre plus sincèrement qu’ils n’ont jamais fait. Les Français surtout, éprouvés plus que les autres, d’ailleurs victorieux et ne désirant rien ajouter à ce qu’ils possèdent déjà, maudissent cette calamité. Un tel état de l’opinion est par lui-même salutaire. Il est bon que les peuples aient des remords et si les hommes, dans leur ensemble, ne rêvaient que de se détruire, il y a beau temps que leur race aurait pris fin. Mais, par voie de conséquence, il est imputé à l’ordre militaire une partie de l’aversion qu’inspirent les combats. C’est là un phénomène d’anthropomorphisme du même genre que celui qui fait redouter le dentiste en même temps que le mal de dents. »4
De Gaulle a vécu 14-18. Il y a été blessé à deux reprises, fait prisonnier des Allemands. Il a pu mesurer le désastre provoqué par des commandements inspirés de théories hors-sol, a priori, dans la droite ligne de la pensée mécaniste issue du XIXe siècle. Il sait que « L’action de guerre revêt essentiellement le caractère de la contingence », que les résultats sont variables, que les moyens que l’on commande n’ont pas de valeur absolue.
« Il semble que l’esprit militaire français répugne à reconnaître à l’action du guerre le caractère essentiellement empirique qu’elle doit revêtir. Il s’efforce sans cesse de construire une doctrine qui lui permette, a priori, d’orienter l’action et d’en concevoir la forme, sans tenir compte des circonstances qui devraient en être la base. Il y trouve, il est vrai, une sorte de satisfaction, mais dangereuse, et d’autant plus qu’elle est d’un ordre supérieur. Croire que l’on est en possession d’un moyen d’éviter les périls et de les dominer, c’est procurer à l’esprit le repos auquel il tend sans cesse, l’illusion de pouvoir négliger le mystère de l’inconnu.
Sans doute, l’esprit français est-il plus particulièrement porté par son goût prononcé de l’abstraction et du système, son culte de l’absolu et du catégorique qui lui assurent de clairs avantages dans l’ordre de la spéculation, mais l’exposent à l’erreur dans l’ordre de l’action. »5
Mais Le fil de l’Épée est aussi un véritable essai de philosophie politique et morale de l’action qui donne les éléments essentiels du parallélisme entre les convictions de De Gaulle et la pensée de Bergson. C’est sur la question de la délicate conjugaison entre la raison théorique et la reconnaissance de la contingence que l’influence de Bergson est manifeste :
« Ce caractère de contingence, propre à l’action de guerre, fait la difficulté et la grandeur de la conception. Sous une apparence de sommaire simplicité, elle offre à l’esprit humain le plus ardu des problèmes, car, pour le résoudre, il lui faut sortir des voies ordinaires, forcer sa propre nature. C’est qu’en effet l’intelligence, dont la nature est de saisir et de considérer le constant, le fixe, le défini, fuit le mobile, l’instable, le divers. Bergson nous peint, en même temps qu’il l’analyse, le malaise de l’intelligence lorsqu’elle prend contact avec la réalité mouvante. » Et de Gaulle de citer nommément un passage de L’Évolution créatrice (1907) de Bergson : « Nous sentons bien qu’aucune des catégories de notre pensée ne s’applique exactement aux choses de la vie. En vain nous poussons le vivant dans tel ou tel de nos cadres ; tous les cadres craquent ; ils sont trop étroits, trop rigides surtout pour ce que nous voudrions y mettre. Notre raisonnement, si sûr de lui quand il circule à travers les choses inertes, se sent mal à l’aise sur ce nouveau terrain. »
Il faut l’esprit d’analyse, certes, celui dont Pétain a d’ailleurs fait preuve en décidant de la capitulation en mai 40 : une armée mal équipée technologiquement, une déroute affreuse dès les premières attaques allemandes, et ce malgré les différents rapports et alertes sur la vulnérabilité du pays que de Gaulle avait fait remonter depuis 1933 :
« En vertu de sa figure physique et morale, la France doit être armée ou ne pas être. Dure loi qui contredit son idéalisme. Une seule bataille perdue, c’est Paris à feu et à sang. D’autres, s’ils sont menacés, peuvent prendre le temps de fermer les portes… La France n’a point de Thermopyles : il n’y a pas deux cents kilomètres entre Paris et l’étranger. Six jours de marche, trois heures d’auto, une heure d’avion, un seul revers aux sources de l’Oise, voilà le Louvre à la portée du canon. »6
Pétain et son état-major se sont bien livrés à une analyse… en l’occurrence insuffisante. Elle était le fruit d’une coupe théorique au temps T. Mais le temps est-il bien cela ? Est-il vraiment cet arrêt sur image auquel on procède dans les calculs ? Le lycéen Bergson s’était posé cette question, alors qu’il réfléchissait à son choix d’études universitaires. Très doué en mathématiques, la voie semblait toute tracée, et pourtant : « La considération de la durée me fut inspirée par mes études de mathématiques alors que je ne songeais nullement à me poser en métaphysicien. Elle se borna d’abord à une sorte d’étonnement devant la valeur assignée à la lettre t dans les équations de la mécanique.»7 Le temps n’est pas une suite de moments qu’on additionne à l’infini comme Zénon d’Elée le posait dans sa célèbre aporie d’Achille et la tortue. Le temps est aussi durée. Et ça, c’est une tout autre affaire...
Le temps n’est pas une suite de moments qu’on additionne à l’infini
Si la science a tendance à se désintéresser de la durée réelle pour lui substituer un temps abstrait, calculable, c’est pour des raisons pratiques, pour s’économiser l’attente, dimension incompressible de la durée : « Si je veux me préparer un verre d’eau sucrée, j’ai beau faire, je dois attendre que le sucre fonde. »8 C’est ça la réalité du vivant. C’est la réalité dans laquelle les événements, sans rupture et sans discontinuité, s’écoulent. Cette durée, c’est le temps de notre conscience, la trame même de ce qui est. Vivre, pour une conscience, c’est dérouler dans le temps la succession de ses idées, de ses impressions, de ses sentiments, les accorder avec le flux continu de ce qui se produit autour d’elle. C’est en ce sens exact, à ce point-là que la conscience sent qu’elle est le flux même de la vie qui ne s’interrompt pas, à ce point-là que notre créativité, c’est-à-dire notre liberté, s’inscrit.
A côté de l’intelligence qui découpe, classe et série, l’intuition perçoit la durée dans laquelle s’inscrit le flux de l’existence. Bergson :
« L’intuition est cette espèce de sympathie intellectuelle par laquelle on se transporte à l’intérieur d’un objet pour coïncider avec ce qu’il a d’unique et par conséquent d’inexprimable. »9
« Penser intuitivement est penser en durée. L’intelligence part ordinairement de l’immobile et reconstruit tant bien que mal le mouvement avec des immobilités juxtaposées. L’intuition part du mouvement, le pose ou plutôt l’aperçoit comme la réalité même, et ne voit dans l’immobilité qu’un moment abstrait, instantané pris par notre esprit sur une mobilité. L’intelligence se donne ordinairement des choses, entendant par-là du stable, et fait du changement un accident qui s’y surajouterait : quant à la chose, telle que l’intelligence l’entend, c’est une coupe pratique au milieu du devenir érigée par notre esprit en substitut de l’ensemble. (…) L’intuition, attachée à une durée qui est croissance, y perçoit une continuité ininterrompue d’imprévisible nouveauté : elle voit, elle sait que l’esprit tire de lui-même plus qu’il n’a, que la spiritualité consiste en cela même que la réalité, imprégnée de l’esprit, est création. »10
Tout comme Bergson dénonçait les ravages épistémologiques du recours à la seule rationalité, de Gaulle s’élevait contre la logique de l’État-major de l’entre-deux guerres qui entendait réduire la guerre à des formules, à des règlements abstraits. Tous deux insistent, l’un pour la connaissance, l’autre pour l’action, sur la nécessité d’avoir recours à l’intuition. L’intelligence fournit les matériaux théoriques à partir desquels l’intuition effectue un saut qualitatif.
L’intelligence fournit les matériaux théoriques à partir desquels l’intuition effectue un saut qualitatif
L’appel du 18 juin ? Tout sauf de l’improvisation : Le Fil de l’Epée montre, en gestation, tout ce qui conduira au formidable exploit de De Gaulle : pourquoi il faut désobéir à un commandement quand sa conscience, mise au service du collectif, se cabre devant les décisions prises par la hiérarchie : « En dernier ressort, la décision est d’ordre moral. »11 D’ailleurs, l’obéissance aveugle n’est-elle pas souvent le masque de la lâcheté ? « Le chef impuissant trouve aisément dans une conception abusive de l’obéissance des sophismes ayant figure d’arguments et qui lui paraissent justifier son abstention.»12 Une préfiguration de la banalité du mal que théorisera plus tard Hannah Arendt. Le Fil de l’Epée dresse les qualités du caractère d’un chef, véritable portrait prémonitoire de ce qu’il deviendra après 40 : « Face à l’événement, c’est à soi-même que recourt l’homme de caractère. Son mouvement est d’imposer à l’action sa marque, de la prendre à son compte, d’en faire son affaire. Et loin de s’abriter sous la hiérarchie, de se cacher dans les textes, de se couvrir des comptes-rendus, voilà qu’il se dresse, se campe et fait front. Non qu’il veuille ignorer les ordres ou négliger les conseils, mais il a la passion de vouloir, la jalousie de décider. Non qu’il soit inconscient du risque ou dédaigneux des conséquences, mais il les mesure de bonne foi et les accepte sans ruse. Bien mieux, il embrasse l’action avec l’orgueil du maître, car il s’en mêle, elle est à lui (…) l’homme de caractère confère à l’action sa noblesse. »13
On sait que de Gaulle a toujours fait preuve d’une assurance et d’un orgueil qui nous paraissent aujourd’hui démesurés, comme si la démesure politique était absente de notre XXIe siècle. Dans les années 30, un instructeur de De Gaulle écrivait dans un rapport, à propos de sa recrue à l’École de guerre : « Officier intelligent, cultivé et sérieux ; du brillant, de la facilité (…) Gâte malheureusement d’incontestables qualités par son assurance excessive, sa rigueur pour les opinions des autres et son attitude de roi en exil.»14 Manifestement, de Gaulle n’était pas seul à avoir une prescience du destin qui l’attendait !
Sous la grandiloquence un peu datée de la description des qualités du chef par de Gaulle, dont la prose est pourtant indémodable, apparaît l’alliance essentielle de l’intelligence et de l’intuition. On y lit les conditions indispensables de l’action libre, de la posture de celui qui, au sens propre, crée une réalité. « Tous les grands hommes d’action furent des méditatifs. Tous possédaient, au plus haut degré, la faculté de se replier sur eux-mêmes, de délibérer au-dedans. »15
Tout comme l’acte libre n’est pas, chez Bergson, calcul de probabilités, mais événement d’invention pure qui émane de la personnalité profonde, de « l’élan vital », de Gaulle, rompant avec l’armée française de 40 désobéissant à sa hiérarchie, destitué et condamné à mort pour cette raison, se dote d’une nouvelle légitimité politique et militaire simplement en créant la réalité de la France libre sur les ondes de la BBC. Il n’est pas seul, évidemment, mais c’est bien lui qui, à partir de groupes de résistance épars, met sur pied, grâce à Leclerc, une armée de 30'000 hommes en l’espace de deux ans.
L’acte libre n’est pas calcul de probabilités
Sensible à l’impact des technologies dans tous les domaines, insistant sur la nécessité de moderniser l’armée dans ce sens, il a su faire de l’invention radiophonique de son temps une utilisation absolument nouvelle. Et pourtant, pendant la campagne présidentielle de 1965, de Gaulle, peut-être trop sûr de sa réélection dès le premier tour, a totalement négligé l’impact de la technologie de pointe de l’époque, la télévision, dont Mitterand et Lecanuet se sont saisis. De Gaulle a rétabli son avantage sur ce même media pour le deuxième tour. Comme quoi, tout héros n’en demeure pas moins toujours un homme de son temps.
Il a su faire de l’invention radiophonique de son temps une utilisation absolument nouvelle
Bergson – intuition d’un vieil homme malade à la fin de son existence ? – avait pressenti le rôle de De Gaulle. Louise Neuberger, épouse du philosophe et cousine de Marcel Proust (les parallèles entre Proust et Bergson sont innombrables), a confié au diplomate et biographe Georges Cattaui, les mots prononcés par son mari en mai 1940, alors que la France s’effondrait et que le philosophe, malade, n’en avait plus que pour quelques mois : « Un seul homme pourrait sauver la France, le colonel de Gaulle. »16 Une déclaration, comme en écho, d’une requête à Pétain par un lieutenant-colonel qui, en 1916, avait besoin d’un miracle pour sauver Verdun : « Vu l’importance que j’attache à cette mission, je pense que seul le capitaine de Gaulle est capable de la remplir. »17
Que retenir aujourd’hui, une fois écarté le formidable regain de célébrité du Général dont tous les partis ou presque se réclament en France ? Quel enseignement en tirer, mis à part le dernier décompte qui répertorie « plus de 3600 municipalités qui ont donné son nom à une rue, une avenue, une place, une rond-point, un quai, une impasse. »18 Qu’en tirer, si on tente d’oublier « la marque » de cet homme qui donne lieu à un véritable culte, une quasi-mythification ?
Un seul homme pourrait sauver la France, le colonel de Gaulle
Il y a l’homme, bien sûr, son assurance, son mystère, sa stature reconnaissable entre mille, ses discours inégalés, son courage, sa détermination, cette manière de s’imposer quand c’est nécessaire et de se retirer une fois le devoir accompli. Un homme hors du commun, pas de doute là-dessus, avec ses zones d’ombre, bien sûr.
On oublie souvent que de Gaulle était, dans le fond, un Européen convaincu. Il défendait l’idée d’une Europe confédérale, rejetait avec véhémence une Europe supranationale. L’histoire bégaie. De même, sans les rejeter, il se montrait incrédule à l’endroit des organisations internationales : « Comment établir cet ordre international auquel aspirent les peuples (…) ? Tient-on pour définitif l’équilibre d’aujourd’hui, tant que les petits veulent grandir, les forts dominer, les vieux subsister ? Comment stabiliser les frontières et la puissance si l’évolution continue ? Au reste, en supposant que les nations acceptent pour un temps de régler leurs rapports au moyen d’un code souverain, suffira-t-il de dire le droit, si l’on ne peut l’imposer ? Les lois désarmées tombent dans le mépris, disait le cardinal de Retz. Les lois internationales ne vaudraient point sans troupes. Quelque direction que prenne le monde, il ne se passera pas des armes. »19 Triste prescience.
Sa critique d’une bureaucratie formaliste qui freine l’action, empêche les progrès indispensables, habille la lâcheté du masque de la loyauté, nous parle, nous qui dénonçons la complexité et la lourdeur des procédures administratives, la lenteur des décisions politiques sans toujours prendre la mesure de ce que cette situation nous interdit : le saut qualitatif sans lequel il sera difficile de faire face aux menaces contemporaines. Il n’est pas nécessaire de les citer.
Pour fluidifier l’action, de Gaulle préconisait une responsabilité laissée à chaque étage de l’organisation : « Que chacun, à son échelon, veuille agir par lui-même plutôt que d’après les textes, s’efforce de réaliser avant que de plaire, ne jamais cacher sa pensée quand il faut la dire, et quoi qu’il doive en coûter, que du haut en bas l’on s’en remette au caractère, qu’on le distingue, qu’on l’exhorte, qu’on l’exige, on verra bientôt l’ordre naître et triompher. Chaque problème, traité sur place, et le plus souvent résolu, n’impliquera plus la mise en marche d’une pesante et grinçante machinerie. Des résultats meilleurs répondront à des prescriptions plus rares. »20
Que chacun veuille agir par lui-même plutôt que d’après les textes
Qu’on ne me dise pas que cette recommandation est sans objet aujourd’hui. Nos théories (a priori ?) de la gouvernance et du management gagneraient à s’en inspirer. La manie de l’uniformisation des processus, l’adulation de la règle - quand bien même elle serait mal pensée - la verticalité du commandement qui en découle nécessairement - fût-elle habillée de pratiques démocratiques - entravent trop souvent les actions de ceux qui sont « sur le terrain », éteignent les initiatives futées, invitent à la déresponsabilisation. Entre l’armée et les entreprises, il y a un calque, celui de l’exigence d’un modèle de management. Son choix n’est jamais neutre.
Méfions-nous, comme Bergson et de Gaulle, des doctrines absolues. Retenons le lien étroit qu’ils ont établi entre les deux composantes de notre esprit, intellect et intuition, leur alliance indispensable pour être actifs dans l’instant en exerçant notre liberté créatrice.
Au fond des exploits de Charles de Gaulle, on retrouve toujours Bergson.
1 Charles de Gaulle, Vers l’Armée de métier (1934)
2 Cyrus Leo Sulzberger, Les Derniers des Géants, Mémoires, Paris, Albin Michel, 1972, p.123
3 Hervé Gaymard, préface à Le Fil de l’épée
4 Le Fil de l’Epée, p.89
5 Op.cit. p.98
6 Cité par Georges Cattaui
7 G. Maire : Bergson, mon maître, p.219
8 Bergson : L’Évolution créatrice
9 Bergson : Introduction à la métaphysique, (1903)
10 Bergson : La Pensée et le mouvant (1934)
11 Le Fil de l’Epée, p.47
12 Ibid. p.47
13 Ibid, p.61
14 Julian Jackson : De Gaulle
15 Ibid
16 Georges Cattaui, op. cit.
17 Ibid
18 Julian Jackson, De Gaulle, une certaine idée de la France
19 Le Fil de l’Épée, p.33
20 Le Fil de l’Epée, p.71
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